jeudi 10 juillet 2008

Deux photos de Québec


Deux seulement, parce que ce mac plante et ne me laisse pas envoyer les autres. Grrr. Et je dépense un fric fou sur le net.

Le festival d'été, ce sont des concerts en plein air, mais aussi la célébration des arts de la rue. Ici, des gens déguisés en insectes géants. Oui, je sais, c'est un peu flou, mais c'est qu'ils vont vite sur leurs échasses, je n'ai pas eu le temps de faire une mise au point correcte.

Hier soir, j'ai participé au repas communautaire de l'auberge, qui réunissait une bonne cinquantaine de personnes, dans une super ambiance, et j'ai mangé du crabe pour la première fois de ma vie (Sonia, s'il te plaît ne vomis pas...). J'avais des photos, dommage. 
J'ai aussi des photos de la baie du Saguenay, et de l'endroit ou le golfe, salé, du St-Laurent rencontre les eaux douces du fjord du Saguenay, je les posterai dans quelques jours. J'ai pu apercevoir à cet endroit quelques ailerons de rorquals, mais évidemment ils ne se sont pas montrés quand j'ai voulu les photographier. Pas grave, ça n'aurait de toute façon pas donné grand chose.
L'ambiance est paisible, ici, mais il n'y a pas grand chose à faire à part la croisière à baleines, que je n'ai pas faite. Je pars donc demain matin avec Sophie, comme prévu, pour une randonnée de 3 jours. Une bonne quinzaine de kg à transporter - même si nous boirons en partie l'eau bouillie du Saguenay au lieu d'emporter des bouteilles - et une pente de 350 mètres pour commencer...ça va me faire du bien, tiens. 

mercredi 9 juillet 2008

Tadoussac

J'ai quitté Québec ce matin et me voici plus haut, à Tadoussac. Je m'y suis malheureusement prise trop tard et n'ai pas pu avoir de place en covoiturage; il m'a fallu me résoudre à prendre le car. 53 $! Gulp. Et froid, avec ça, bien trop climatisé. Pas terrible. Je voulais vous mettre une carte, histoire que vous puissiez me situer, mais ça plante; il me restait également quelques photos de Québec à vous montrer, mais ça attendra.

Je débarque en tout cas en plein brouillard, sous une fine bruine, et il ne fait pas bien chaud; va falloir que j'investisse dans un vrai pull. L'atmosphère est du coup assez particulière, feutrée et blanche, humide et froide...on est à des lieues de la touffeur qui régnait à Québec ces derniers jours. Je suis loin aussi de ce trop-plein de touristes qui gigotaient dans tous les sens, obstruant le passage, des Japonais qui mitraillent, des familles d'Américains qui font la queue devant les restos, des marchands de glaces et de t-shirts comiques. J'ai aussi enfin pu quitter cette auberge un peu étouffante, je n'en pouvais plus de la promiscuité. Il y avait notamment une mère avec son gosse de deux ans, qui n'arrêtait pas de bêtifier à son propos et que j'aurais pu gifler. C'est fou comme je peux être de mauvaise humeur parfois, je m'en rends compte dans ces circonstances. Je n'ai rien contre les gosses, mais là je n'en pouvais plus d'être réveillée tôt le matin par ses cris, d'entendre ses babillements et les conneries de sa mère à longueur de journée. Et quand je voulais m'isoler dans ma chambre, c'était un vieux Toulonais collant et toujours à moitié à poil qui me faisait la causette. Je devenais vraiment ronchonne, surtout que même dans les parcs on ne peut pas être tranquille: un policier, me voyant seule et sans bière à la main, est venu une fois me demander si tout allait bien. Je commençais aussi à m'ennuyer, n'ayant plus envie de courir d'un concert à l'autre dans cette ville pentue, me sentant un peu seule mais sans l'envie d'aller vers les gens. Ici aussi, je suis en auberge communautaire, mais je me sens moins oppressée. Je serais bien venue plus tôt, mais j'attendais ma carte VISA, qu'Isa m'a envoyée...et que je n'ai toujours pas reçue. Je repasserai par Qc à la fin du mois, en espérant qu'elle sera là, mais sinon je me débrouillerai autrement.

Tadoussac est un village assez petit, qui vit presque exclusivement du tourisme de l'observation des baleines. Il existe plusieurs compagnies qui emmènent les touristes entre le Fjord du Saguenay et le fleuve St-Laurent pur observer différentes espèces de cétacés, qui viennent constituer ici leurs réserves de graisse. La pression sur les baleines est du coup assez forte, malgré les réglementations en vigueur. Mais je ne suis pas sûre de vouloir aller sur le fleuve, d'une part parce que c'est cher, et d'autre part parce qu'on peut voir les baleines depuis la rive et qu'elles ne sont, paraît-il, pas si impressionnantes que ça, puisqu'elles ne font pas de bond à la "Sauvez Willy" et ne sortent pas la nageoire caudale de l'eau quand elles plongent.

L'auberge ici est grande et possède une ambiance très conviviale, je vais vraisemblablement y rester deux nuits. Après ça, je ne suis pas sûre: j'ai le choix entre la Gaspésie, à l'est, et le fjord du Saguenay ainsi que Charlevoix, à l'ouest. J'ai rencontré une Lyonnaise avec qui j'ai envie de partir en randonnée le long du fjord, il existe un chemin de 45 km qui est, paraît-il, magnifique. Le poids du sac ne me fait pas peur, mais il semble y avoir malheureusement quelques obstacles... Il faut notamment emporter toute son eau avec soi. A méditer, donc. Quoi qu"il en soit, la suite du voyage se fera "sur le pouce", en stop, donc. Oui je sais: une femme seule ne devrait jamais faire du stop, c'est dangereux; eh bien pas ici. Tout le monde le fait, c'est un moyen de transport assez répandu parmi la population. Les gens font souvent d'énormes distances en voiture et aiment bien avoir de la compagnie; je suis donc déterminée à ne prendre le car que si j'y suis vraiment forcée, c'est vraiment bien trop cher et pas assez souple.

La Lyonnaise, Sophie, vient de voyager une année, dont de nombreux mois passés au Guatemala (sans se faire kidnapper, violer, voler ou découper, Maman...). Je viens à peine de la rencontrer, mais nous avons déjà eu une discussion intéressante sur le voyage. Selon elle, il vaut mieux ne pas être trop ambitieux et ne pas vouloir en voir le plus possible, car c'est au détriment d'une vraie connaissance du lieu et des gens. Elle a sans doute raison... et je pense que je vais devoir faire des choix parmi les nombreux pays que je voulais initialement voir. Il y a ainsi de fortes chances pour que le Brésil passe à la trappe, de même que certains pays du centre...je ne me souviens d'ailleurs jamais quels ils sont. Je risque également de passer moins de temps que prévu aux USA, au profit du Mexique que tout le monde, décidément, me conseille de voir à fond. A suivre!


samedi 5 juillet 2008

JP

Hier matin, je suis sortie passablement de mauvais poil de mon auberge, exténuée après une autre mauvaise nuit passée à grelotter dans le courant d'air froid de la fenêtre que ces p**** de Valaisannes qui partagent ma chambre veulent absolument laisser ouverte, cernée de n'avoir pu m'endormir à cause du bruit des bars voisins, lassée, ronchonne. Et là, juste au bout de ma rue, je suis tombée sur un petit vieux assis au bord d'une fontaine, qui m'a lancé, en me voyant arriver: ''Mademoiselle, vous êtes mon rayon de soleil!'' Il m'a fait signe de venir m'asseoir et m'a saisi la main. Il devait bien avoir 75 ans, trois chicots verdâtres, une canne, des poils gris en touffe dans les oreilles, et il me regardait émerveillé comme un jeune homme. ''Ouaaye, v'z'êtes been belle!'' Il devait sûrement être un peu miro, vu la tête que j'avais ce matin-là, mais bon, il m'a quand même fait sourire, il m'avait mise de meilleure humeur. '' Vot' mère aussi doit être ben belle. Vous avez ses yeux ou les yeux d'vot'père?'' Il ne me lâchait pas ma main, la passait de temps en temps sur sa joue, tout content. Un peu exubérant, le type, mais pas méchant; je me serais sentie bien plus mal à l'aise s'il avait eu 30 ans de moins. Du coup je lui ai évidemment raconté un peu ma vie, je n'étais pas trop pressée. On a fait les présentations, et lui c'est JP, pour Jean-Pierre. ''Oooh vous voyagez toute seule? V'z'avez ben du courage, v'z'êtes débrouille...'' Euh oui, j'essaie, mais ici c'est facile... "Vous avez mal dormi, alors, mais si vous aviez dormi chez moi vous auriez eu une chambre pour vous toute seule, et gratuit, en plus..." Euh oui mais non, merci. ''Pis alors v'z'avez laissé votre cheum à la maison?'' Euh ben c'est-à-dire... Là est arrivé le type chargé d'arroser les fleurs de la rue, dans son camion, avec sa lance à eau, et JP lui a lancé: ''Hé, viens voir la demoiselle, c'qu'elle est belle! Nathalie, qu'elle s'appelle. Elle part un an toute seule, elle est courageuse, hein!'' Et me voilà à serrer la main du type, qui me file son numéro de téléphone. Mouais, bon, sympa. JP aurait bien voulu que je vienne boire le café chez lui, mais bon, faut pas pousser mémé dans les orties (spéciale dédicasse pour Marion...). Je lui ai quand même promis de venir le lendemain.
Ce matin, je me suis donc levée pas trop tard pour mon rdv avec JP; mais quand je suis allée payer ma prochaine nuit à la réception, la fille qui était là m'a dit que le fameux JP était venu deux fois la veille pour demander après moi. Selon elle, il est assez connu dans le quartier, il a pour habitude d'importuner les jeunes filles et s'est montré collant avec une des employées, qui avait selon lui de bien beaux seins, plus gros que la moyenne. Mon coeur s'est brisé, je croyais être la seule...

Enfin du coup j'ai eu moins envie de le revoir, d'autant que je n'étais dès le départ pas très enthousiaste...et je lui ai posé un lapin. J'aurais sans doute dû lui dire en face que je ne voulais pas le voir, mais c'est le genre de choses que je ne sais pas faire, pas dans ces conditions. J'aurai au moins rencontré au moins un Québecois désaxé...


J'ai passé ensuite la journée à vélo, ai pédalé jusqu'aux chutes Montmorency, distantes d'une dizaine de km de Québec. Pas mal, pas mal...par contre je me souviendrai longtemps des 478 marches à grimper pour aller au sommet.



Ensuite j'ai poussé jusqu'à l'île d'Orléans toute proche. Le pont qui y mène est très long, et il y a une énoooorme montée de l'autre côté; je suis donc descendue du vélo pour pousser. Là, j'ai rencontré un type qui poussait lui aussi, on a donc fait le chemin ensemble et j'ai fini la journée avec lui. Sympa, très bavard. J'ai appris beaucoup de choses sur la province grâce à lui.Après avoir pique-niqué sur l'île, retour à Qc, exténuée. Voici une vue du St-Laurent entre la rive et l'île d'Orléans, avec Québec au loin.

J'ai découvert grâce à ce mec, François, le beurre d'érable - pas mal - et il m'a quasiment forcée à manger une poutine, scandalisé à l'idée que je puisse quitter la région sans avoir goûté à la spécialité nationale. Bon, c'est pas mauvais, frites + fromage en grain+ sauce...mais trop gras et trop salé.*

Voici enfin deux photos des soirées du festival d'été.






*Coach H, je te promets d'arrêter ces écarts alimentaires inadmissibles. Mais je fais du sport, hein! Pas taper!

vendredi 4 juillet 2008

Québec touristique

Le fameux château Frontenac porte le nom d'un célèbre gouverneur du XVIIe siècle, mais n'a que 115 ans. Le routard qualifie ce style architectural, censé imiter la Renaissance, de ''Walt Dysney''...et ouais, c'est assez vrai, je trouve.



Et voici le même de jour. Bon, d'accord, c'est joli. Toute la ville est jolie, c'est vrai, mais je ne m'y plais pas plus que ça, il y a bien trop de touristes et d'animations pensées spécialement pour eux.




Et juste pour le plaisir, une photo du feu d'artifice d'hier soir. Joli feu, mais on a le même en un peu plus long.

jeudi 3 juillet 2008

L'Amérique française

Puisqu'il pleut des cordes et des hallebardes, j'en ai profité pour visiter ce matin le musée de l'Amérique française. Je connaissais dans les grandes lignes l'histoire du peuplement français en Amérique du nord (merci Angélique), mais j'avais de tout ça une vision assez schématique: aux XVI et XVIIe siècles, les Français ont des comptoirs commerciaux, puis de vraies colonies dans la région du Québec et dans le Maine, mais il y a eu des embrouilles avec les Anglais, qui ont repris une bonne partie de tout ça. Bon, je ne vais pas vous faire un topo exact de tout ce que j'ai appris aujourd'hui, d'autant que j'en ai vraisemblablement déjà oublié la moitié; mais en gros j'ai découvert qu'il existait de nombreuses colonies francophones en Amérique du nord, et non pas seulement au Québec. Outre les Acadiens du nord-est du Canada et les Cajuns de Louisiane*, il y a également des francophones qui vivent dans l'ouest du Canada, aux USA. Ils s'appellent alors Franco-Ontariens ou Fransaskiens, etc. Le musée propose d'écouter certains d'entre eux parler d'eux et de leur vie, l'histoire de leurs ancêtres, et c'est fascinant. Les Cajuns, ainsi, parlent avec un drôle d'accent, mélange de québecois et d'antillais, mais très compréhensible. Tout ceci m'a donné envie de me faire un tour de la francophonie nord-américaine, mais ce ne sera pas pour cette fois, puisque je n'ai pas le temps d'aller me perdre en Canada. Il me reste par contre la possibilité de passer par la Louisiane, après avoir descendu la côte est des USA, et j'irai à la recherche des derniers Cajuns qui se battent pour conserver leur culture francophone. C'est décidé!

Me trouver au Québec exacerbe mon amour de la langue française. Côtoyer des gens qui parlent la même langue que moi mais avec de petites différences de vocabulaire et de prononciation me pousse à m'interroger sur mon propre rapport à cette langue, ma façon genevoise de la parler. Ah ben tiens, oui, en Suisse nous prononçons le t de "août", ici non. A la bibliothécaire qui vient de me faire une carte d'accès à internet, j'ai dit que j'étais née "le vingt neuF aoûT", mais elle a répété: "le vingt neuV ou". Et il y en a même qui prononcent le a de août. Je suis par contre un peu déçue parfois de constater que les Québecois ne sont pas mneilleurs en français que les gens de chez nous, au contraire. On les dit amoureux de leur langue et très fiers d'elle, je pensais donc découvrir une contrée qui parle et écrit vraiment bien. Eh bien non, j'ai vu plusieus fautes même sur les tableaux explicatifs des musées, comme le classique après que + subjonctif au lieu de l'indicatif. Limite de la part d'institutions culturelles... Et dans la rue, j'entends souvent les gens négliger le "dont" au profit du "que" ("Qqch que j'ai entendu parler", enfin bon, là j'exagère sans doute), plus qu'à Genève, il me semble. Evolution régionale naturelle de la langue, ou réelle faute à santionner...? On entre ici dans le domaine de la linguistique, il est peut-être temps que je m'arrête! :) J'espère ne pas vous avoir trop rebutés, surtout ceux qui s'attendaient à la pittoresque description d'une carte postale...



*"Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes vont chanter, vont danser sur les violons, sont Américains et elles sont Américaines, la faute à qui donc? la faute à Napoléon... Y a dans le sud de la Louisiane / et dans un coin de Canada / des tas de gens, des tas de femmes / qui chantent dans la même langue que toi...", merci Michel Fugain et la chorale de l'école de la Caroline...Isa, tu te souviens? ceci dit, Fugain s'est un peu planté: en Louisiane, on ne les appelle pas Acadiens, mais Cajuns, ou Cadiens. Enfin je crois.

mercredi 2 juillet 2008

Me voici rendue à Québec!

Une dernière photo de Montréal, prise dans la salle commune de l'auberge, et que j'aime beaucoup.
J'aurai beaucoup aimé cette ville, je m'y suis vraiment sentie bien, malgré sa taille. Je n'ai eu en plus aucune difficulté à m'orienter, ce qui tient du miracle dans mon cas... Mais c'est surtout l'auberge alternative que je regretterai .

Et me voici donc à Québec! Je suis installée à l'auberge de la Paix, sise dans la très pittoresque rue Couillard (hu hu hu). Je n'ai par contre encore rien exploré, je viens d'arriver.
Avant tout, il me faut en effet vous narrer le court voyage que j'ai fait ce matin entre Montréal et Québec. Je m'étais inscrite à Allô Stop, un fantastique service de covoiturage, qui permet de réduire considérablement le prix du transport (en l'occurence 19 CAD au lieu de 52), et de faire des rencontres. J'avais donc rendez-vous ce matin à la sortie du métro avec un certain Olivier, qui aurait une Honda Civic grise. Ouf, je l'ai aperçu tout de suite, et suis montée à bord avec deux autres personnes. Le trajet a duré deux heures et demi, j'ai donc eu le temps de faire connaissance avec ces trois Québecois pur jus. Ca m'a changé des touristes! Outre le chauffeur, un très jeune dont je n'ai pas appris grand chose, il y avait là Micheline et Roger, tous deux dans la cinquantaine ou un peu plus. Elle est de Québec, mais vit depuis un an à Montréal et ne s'y plaît pas vraiment. Elle porte un dentier qui l'embête un peu, enfin pas en haut mais en bas oui, elle doit parfois l'enlever durant une demi-journée. Elle doit aussi marcher avec des formes dans ses "espadrilles" (des baskets, je suppose), et là elle vient de s'en faire faire sur mesure à Montréal, des sortes de semelles, donc, qui lui vont enfin parfaitement bien, parce que celles qu'elle avait fait faire à Québec ne valaient rien, ils s'y connaissent quand même mieux à Montréal. Elle a vu beaucoup de médecins ces temps, et son contrôle gynécologique n'a pas été une partie de plaisir, ça non alors! le méèdecin lui a écrasé la poitrine dans la machine, ça faisait mal, et ensuite on lui a fait un frotti du col de l'utérus, mais ça s'est bien passé parce que le médecin a su la mettre à l'aise, et heureusement elle n'a rien, mais il faut qu'elle fasse attention parce qu'il y a des cancers dans sa famille, mais enfin elle a perdu quand même 14 livres à force de faire du vélo! Et son père a 96 ans et va encore bien, sauf qu'il perd un peu la mémoire, et là elle va chez sa soeur... Ooooh, ah, oui, je vois, non vraiment? c'est sûr, hahaha...ah boooon? oui oui, d'accord...

Heureusement, Roger m'a aussi fait la causette, et ce fut nettement moins chiant. Qui sait, j'ai peut-être échappé grâce à lui aux hémorroides de Micheline...
Lui est humoriste, il a publié un bouquin de petits aphorismes, et il a monté un spectale, dont il m'a montré l'affiche. Apparemment assez connu là-bas, et il va peut-être venir jouer en Europe... Roger Mariage, qu'il s'appelle, si jamais. Bon, mais le plus important c'est qu'il m'a donné énormément de conseils pour la suite de mon voyage, allant même jusqu'à me dessiner une carte. Ainsi, il me garantit que je peux aller en Gaspésie en bus ou "sur le pouce" sans problème, que je n'ai pas besoin de louer une voiture et que je trouverai toujours à me loger en camping. Même si c'est complet (ce qui n'est pas sûr vu que tout le monde est à Qc pour le 400 ème), on trouvera un coin pour moi qui suis seule. Selon lui, les Québecois sont comme ça, ouverts et hospitaliers. Je ne demande qu'à le croire, et je pense que je vais tenter le coup à l'arrache. Ah, il en était fier, de son Québec! Il m'a ainsi vanté les magnifiques feux d'artifices qui auront lieu demain soir pour l'ouverture des festivités de célébration du 400 ème anniversaire de la fondation de la ville. "Tu verras, c'est magnifique, t'as jamais vu des feux aussi beaux!" Moi: "Euh bon, vous savez, chaque été chez moi il y a un concours de feux très réputé, alors..." Et lui:" Non non, mais ça n'a rien à voir, ici ce sera sur l'eau!" - "Ben oui, à Genève aussi...donc je m'imagine un peu le truc...mais c'est sûrement très beau, oui oui..."Il a finalement eu le dernier mot: "Oui, mais ici la ville est tellement belle!". Soit, on verra bien!
Je suis en tout cas arrivée pile à la bonne période, puisque je vais enchaîner les festivités du 400 ème et le festival d'été, il y aura donc tous les soirs des concerts gratuits et des gens dans les rues. Ouéééé, moi aussi j'ai mes fêtes de Genève!

Olivier nous a déposés un peu en dehors de la ville, et Roger a insisté pour que son pote, venu le chercher, me dépose à l'auberge, pour que je n'aie pas à prendre le bus. Je me suis donc retrouvée à l'arrière d'une voiture avec deux inconnus, fort sympathiques tous deux, mais inconnus quand même...enfin merde, me suis-je dit, si je ne peux pas faire confiance à des gens à Québec, que vais-je devenir plus au sud! Ils ne m'ont ni détroussée, ni violée, mais m'ont amenée pile devant l'entrée de mon auberge. Joel, le pote de Roger, m'a même donné son numéro de téléphone en insistant pour que je l'appelle si j'avais besoin de quoi que ce soit: "Si tu te retrouves sans savoir ou dormir, ou s'il pleut au camping, enfin quoi que ce soit, je vis avec mes deux enfants, j'ai de la place, tu peux m'appeler. Je suis ton assurance anti-embrouille!". Alors là...d'accord, donc c'est ça, la fameuse hospitalité québecoise!! Génial. J'entends d'ici les mauvaises langues s'agiter... Eh bien non, ces deux quinquas se sont parfaitement comportés, je n'ai à aucun moment eu l'impression qu'ils souhaitaient autre chose que m'aider.

Sur ce je m'en vais explorer la ville...en essayant de ne pas me perdre. Les rues ne sont pas à angle droit...gulp.

mardi 1 juillet 2008

Quelques photos, pas le temps d'écrire...

Dans le quartier du festival. Le chat et le clavier sont les emblèmes du JazzFest.

Une enseigne de cabaret, dans le "Village", le quartier gay de la ville
Bon, ça c'est juste de l'art ;)
Vue de Montréal depuis l'île Ste-Hélène, au sud. J'ai en fait pris plusieurs photos et je ferai un panorama à mon retour, ça donnera bien mieux.
Bon, ça c'est sur l'île Ste-Hélène, je trouvais juste joli et très estival.
Je marchais allégrement sur la fantastique rue St-Denis lorsque j'ai rencontré ce bébé souris (ou mulot, musaraigne..bref, un machin du genre) en plein milieu du troittoir. Je me suis accroupie pour le photographier et lui parler, attirant ainsi plusieurs curieux. Un type a essayé de le prendre dans ses mains, mais la bestiole est partie se cacher sous une voiture, affolée. Il est à parier qu'elle est morte, à l'heure qu'il est...
Dans un parc du Mont-Royal s'assemblent tous les dimanches (d'été, s'entend...) des centaines de jeunes et moins jeunes, tous un peu roots, certains franchement marginaux, pour danser au son de plusieurs dizaines de tam-tams, djembés et compagnie. L'ambiance est fantastique, tout le monde tape dans ses mains, applaudit, on pique-nique, on promène les gosses. Au milieu de cette foule bigarrée, une nana m'a fait beaucoup rire: elle dansait comme si elle était au Platinium ou au Bypass, lentement, sensuellement, prenant la pose... Ridicule au milieu de tous ces baba cool qui ne se prenaient pas la tête. C'est elle, ci-dessous. Oui je sais, c'est pas gentil de mettre sur le net la photo d'inconnus...mais bon, zut, et je pense que ça ne lui déplairait pas.

Qui suis-je?

Ma photo
Genève, Genève, Switzerland